2001/01/22
Avenue Gambetta, boulevard urbain
Après avoir connu un important développement immobilier du côté de la gare et
sur le versant nord de la Vallée, c’est au tour des quartier sud et
principalement de l’avenue Gambetta de connaître la fièvre du développement. Le
départ des militaires n’y est pas pour rien.
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Après des années de
travaux, le fond de la Vallée présente aujourd’hui une structure de circulation
à peu près logique et présentable. Il faut dire qu’il était temps de faire
quelque chose en raison de l’important développement économique et immobilier
du secteur. Aujourd’hui, la physionomie de la ville est en train de changer, du
fait de l’interaction toujours plus grande avec Fontainebleau et du départ des
militaires. Les terrains libérés par le ministère de la Défense se trouvent sur
le territoire de Fontainebleau, mais sur la partie sud de la commune en bordure
d’Avon, principalement le long de l’axe composé de l’avenue Gambetta pour la
partie avonnaise et de l’avenue XXX pour la partie bellifontaine. Le changement
d’affectation des bâtiments, la construction de nouveaux immeubles de
logements, et l’augmentation du trafic routier vont irrémédiablement changer
l’aspect général de cet axe, passé récemment du patrimoine départemental dans
le patrimoine de la communauté de communes.
Les habitants
nouveaux et anciens, les entreprises déjà installées et celles à venir, comme
les personnes en transit, vont tous avoir de nouvelles exigences de
circulation, stationnement, etc. Le plan présenté aux riverains il y a quelques
mois risque d’être en partie modifié afin de répondre aux différentes demandes.
On peut imaginer que l’O.N.F. autre voisin du secteur aura également son mot à
dire dans les aménagements inexorables, les deux avenues débouchant de part et
d’autre en forêt.
Du côté de l’Office
National des Forêts, on campe sur ses positions. La politique de la maison n’a
pas changé, pas question de se faire grignoter petit à petit. Les accords
doivent se faire de façon globale. A court terme, pas question de lâcher des
mètres carrés pour répondre aux besoins des communes. Le bitume n’est pas le
patron en forêt. Les deux avenues ne bénéficieront donc pas d’échappatoires
«améliorés» dans les sous-bois. Dans sa nouvelle mouture l’avenue Gambetta ne
deviendra donc pas une voie à très grande circulation, forêt oblige. De toute
façon, le plan présenté aux riverains, et amendé par eux, ne va pas dans ce
sens. Il s’agit plutôt de protéger les piétons, de ralentir la circulation et
de réglementer le stationnement (voir plan ci-contre) [non reproduit].
La création d’une
communauté de communes entre les deux villes et le nouveau classement de ces
axes routiers, obligeront les deux villes à revoir l’aménagement des deux
avenues de façon uniforme. Ainsi, dans le cas où les travaux se feraient, les
exigences bellifontaines s’appliqueront à Avon et réciproquement. On peut
imaginer que tout le monde aura à y gagner. A titre d’exemple, si les travaux
de réhabilitation se font avenue Gambetta les différents réseaux devront être
enterrés. Un plus pour l’esthétisme de l’avenue.