2001/12/17

«Le POS Dubrule - Le Poulain était bon, il l’est encore !»


Ce n’est pas le maire d’Avon mais bien le vice-président de la communauté de communes qui réagit dans nos colonnes aux propos sur le POS tenus l’autre semaine par le président de cette commune, et maire de Fontainebleau, Jacques Nizart. Florilège.

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Paul Dubrule et Jean-Pierre Le Poulain

C’est donc en tant que vice président de la communauté de communes et comme co rédacteur et cosignataire de l’actuel POS (« c’est mon enfant ! » s’exclame-t-il) que Jean-Pierre Le Poulain nous fait part de son étonnement : « Et ceci, devant au moins deux affirmations que je juge erronées dans la bouche du maire de Fontainebleau ». Alors, petite explication de texte : « La révision du plan d’occupation des sols n’est pas l’affaire de Fontainebleau mais de la communauté de communes qui a seule la compétence de révision. Ni Fontainebleau ni Avon ne peuvent réviser le POS chacune de leur côté. Tout au plus peuvent-elles procéder à des modifications mineures comme cela a été le cas récemment pour Avon et le réaménagement du fond de Vallée. »

« Notre cohérence »

Mais ce n’est pas tout. Jean-Pierre Le Poulain précise : « Il est faux d’affirmer que la Ville de Fontainebleau est le seul acquéreur possible des terrains militaires. En effet, la règle de base du code du domaine de l’État est l’adjudication publique « au plus offrant », comme l’a rappelé M. le préfet au maire de Fontainebleau lors de l’avant dernier comité de pilotage. La vente à l’amiable aux collectivités publiques n’est qu’une dérogation à ce principe de base. Dans ces conditions, la position de la municipalité précédente et de la communauté de communes apparaît dans toute sa cohérence : à savoir la nécessité absolue de déqualifier les terrains militaires de la zone UK pour les rendre accessibles à la réalisation d’un projet de ville. »

« Il existe déjà ! »

Ce projet de ville, selon Jean-Pierre le Poulain, « contrairement à ce qu’affirme aujourd’hui Fontainebleau, existe déjà ». Mais encore, plus concrètement ? Réponse : « Il a fait l’objet d’études (de trois millions de Francs !) remises à l’État en retour desquelles nous attendons toujours qu’un prix de vente soit rendu public par le vendeur. Ce n’est qu’à partir de la fin des études, donc de la fin de la compétence communautaire sur ce sujet, qu’interviendra la question de l’achat et donc de l’acheteur. La ville de Fontainebleau, si elle décidait d’acheter seule ces terrains, sera maîtresse de l’urbanisation opérationnelle qui s’y déroulera pourvu qu’elle soit en conformité avec le nouveau POS. Dans le meilleur des cas, cette affaire nous aura fait perdre deux ans consécutifs à la bureaucratisation induite par la loi Gayssot. La nature ayant horreur du vide, et aucun projet alternatif ne s’étant présenté, ce vide va être comblé de la manière que l’on connaît par la venue de réfugiés, décision aujourd’hui inéluctable. Comme quoi, le POS Dubrule le Poulain était bon. Il l’est encore ! »

Jean-Pierre Le Poulain, pour conclure, invite à ne plus parler de terrains militaires mais... « de friches militaires ». On appréciera la nuance !

J.M.T.B.