2002/04/15

Chantier de la gare, embarquement immédiat!

Véritable nœud d’activité sur l’axe économique de l’agglomération, le quartier de la gare tarde à se structurer.
--------------

Curieusement l’aménagement du quartier de la gare semble se faire de façon concentrique. Les extérieurs se structurent, s’aménagent, alors que le plus proche périmètre du noyau reste d’une nature instable, indéfinie. Pourtant la gare elle même repeinte, dotée d’un parking est plutôt avenante et au goût du jour. La commune d’Avon et aujourd’hui la communauté de communes semblent buter contre des obstacles invisibles.

Pourtant les problèmes à résoudre sont nombreux, la circulation et le stationnement, le développement économique, la vie au quotidien des habitants du quartier, et la sécurité générale, etc. Au fil des ans, le nombre d’usagers de la gare comme le nombre d’habitants dans un proche périmètre ne cessent d’augmenter. A quelques mètres de la gare à l’emplacement de l’ancienne menuiserie, un immeuble va bientôt être livré à ses propriétaires, sur la route de Samois à proximité des Fougères, plusieurs dizaines de maisons individuelles sont en passe d’être commercialisées, dans la Vallée près de 30 maisons devraient bientôt occuper la ZAC, et l’hôtel de la forêt face à la gare va être converti en logements bureaux et commerces dès que des problèmes juridiques seront résolus. Et les autres exemples ne manquent pas dans un très proche périmètre. Et que dire de ce qui se passe à Fontainebleau ou dans les autres communes du canton où de nouveaux logements fleurissent.

Changements de compétences

Logiquement donc, le quartier de la gare se développe, se densifie. Mais la gestion semble se faire au coup par coup. Comme à l’époque où le parking de la gare fut construit répondant mais trop tard aux demandes des riverains et usagers.

Interrogé sur le sujet du développement et de la densification, le maire d’Avon, rentre directement dans la mêlée et botte en touche. «Le maire d ‘Avon n’a plus à répondre sur l’aménagement et le développement du plateau de la gare. Ce sujet est désormais du ressort de la communauté de communes. J’en ai assez d’entendre et de lire des accusations disant que je veux minéraliser le plateau de la gare. De toute façon ce n’est pas de mon ressort. Je ne laisserai plus des comiques troupiers diffuser de fausses informations.» Les Comités de Défenses d’Action et de Sauvegarde des deux communes se seront sans doute reconnus. Ce thème de la densification sur les terrains avonnais a le don d’énerver le premier magistrat de la commune. «Il faut savoir que tous les projets qui m’ont été soumis ont été revus à la baisse, partout j’ai veillé à diminuer le nombre d’étages, le nombre de logements. Tous ceux qui attaquent le POS actuel doivent savoir qu’après on ne pourra plus rien contrôler. On reviendra à la situation d’avant 1995 qui permettra de construire beaucoup plus. Si les attaques des deux CDAS amènent le refus du POS actuel, les possibilités de construire seront multipliées par quatre.»

Négociations avec la SNCF

La nouvelle donne de la communauté de communes montre aujourd’hui les limites des pouvoirs municipaux. Il n’en reste pas moins, les volontés affichées lors des campagnes électorales ou lors des débats municipaux. Du côté d’Avon, on voudrait voir sur le plateau de la gare l’installation d’une gare routière, d’un office de tourisme, d’une maison de l’arbre et de l’environnement, de bureaux et d’un commissariat de police. La commune d’Avon a déjà acheté un terrain situé entre la voie ferrée, la route de Samois et l’avenue Roosevelt. Reste à négocier les terrains le long de la rue de la Petite Vitesse avec la SNCF. «Rien n’est encore décidé déclare le maire d’Avon. Nous sommes en discussion avec la SNCF. Mais pour tout le reste, ce qui est autour, il s’agit d’affaires de droit privé.»