Le Parisien, 31 janvier 2006

 

Fontainebleau

Le nouvel hôpital sera reconstruit dans le quartier du Bréau

FRÉDÉRIC VALLETOUX (UMP), le maire de Fontainebleau, l'a annoncé : l'hôpital de Fontainebleau sera bel et bien reconstruit. L'agence régionale d'hospitalisation (ARH) a tranché en faveur du financement de ce nouvel équipement, plutôt que de rénover ou démolir et reconstruire les bâtiments actuels, trop vieux, peu pratiques et trop petits. Cela étant acquis, il reste encore un problème à régler, celui du terrain. Le futur hôpital doit être construit au Bréau. Cette parcelle appartient actuellement au ministère de l'Agriculture. Deux associations de Fontainebleau et d'Avon et deux particuliers en ont profité, en 2005, pour déposer un recours auprès du tribunal administratif (TA) de Melun afin de contester cette construction... au nom d'un texte datant de 1891 ! Signé de la main du président de l'époque, Sadi Carnot, il précise qu'à cette date, il a prêté le quartier du Bréau à l'armée. Et que le jour où celle-ci le quittera, ce morceau de la forêt domaniale devra revenir au ministère de l'Agriculture et être reboisé. Cette procédure au TA aurait pu sérieusement ralentir le projet de nouvel hôpital. Mais cette difficulté est en passe d'être surmontée. Le ministère de l'Agriculture va transférer ce terrain au ministère de la Défense, faisant ainsi tomber le recours. « Il ne manque plus qu'une signature à Bercy, un acte purement administratif, et ce sera réglé », assure Frédéric Valletoux. Ensuite, la communauté de communes de Fontainebleau-Avon n'aura plus qu'à racheter le terrain, d'environ 10 ha, à l'armée. Elle se chargera également des travaux de voirie. Et enfin, les études techniques pourront commencer. Une première estimation donne un coût d'environ 115 millions d'euros. Afin que le projet soit viable, la clinique devrait également déménager au Bréau. Public et privé se répartiront les compétences. La coopération avec le centre hospitalier de Nemours sera également resserrée. Quant au nombre de lits (550), il ne variera pas. Si tout se passe bien, l'hôpital pourra ouvrir ses portes dans huit ans.